Se connecter
2017-2018
News
Trophée Jean-André : du travail de pro

Trophée Jean-André : du travail de pro

il y a 2 semaines

Toute l'association

Le jeune Arthur Anquetil (22 ans, Sélestat) et l’ex-internationale Wendy Obein (31 ans, Achenheim/Truchtersheim) sont les lauréats du 32e Trophée Jean-André/UJSF (*) , qui récompense les meilleurs handballeurs de la saison. Le premier retrouvera la D1 avec Chambéry, la seconde la D2 avec le promu bas-rhinois.

Trophée Jean-André : du travail de pro

Quelle année ! Un titre, cinq montées (en attendant le résultat de Molsheim ce week-end en barrages de N3) - quelques descentes aussi - et une saison qui aurait été parfaite si Sélestat n’avait pas perdu dans les dernières secondes de la finale des play-offs son ticket pour la Starligue. Le SAHB est toujours en D2, mais il n’est désormais plus seul puisque l’ESSAHB le rejoint en Proligue et qu’Achenheim/Truchtersheim, qui a quasiment réalisé un sans-faute, retrouve une D2 féminine quittée en 2014.

Anquetil, cet ovni

Il aurait pu partir en héros. Auteur d’une année stratosphérique, capable de marquer des buts venus d’ailleurs, Arthur Anquetil - prêté par Montpellier - n’a failli que sur un point : renvoyer le SAHB en D1. Le jeune ailier gauche a en tout cas éclaboussé de son talent une saison sélestadienne parfois chaotique, mais tellement emballante en play-offs qu’elle méritait sans doute une autre fin. Anquetil s’en va, il ne retournera pas au MHB, mais rejoint Chambéry. La D1 va redécouvrir ce bras droit magique.

Un étage plus bas, c’est un gaucher - un revenant - qui a fait parler la poudre. L’ESSAHB courait après la Proligue depuis un moment, Michele Skatar lui a montré la voie. Révélé à Mulhouse en 2008 (meilleur arrière droit de Pro D2), l’Italien retrouvera ce championnat dix ans plus tard. Monstrueux durant les play-offs, Skatar était tout simplement le chaînon manquant à l’ESSAHB entre la N1 et le monde pro.

En Nationale 2, la palme du meilleur joueur ne pouvait revenir qu’à Julien Da Silva. 7,5 buts de moyenne par match, dont une pointe à 15 réalisations le 25 novembre contre l’ASPTT Mulhouse/Rixheim : l’arrière sélestadien a sans conteste un talent surdimensionné pour la N2. Pas surprenant de l’avoir vu à plusieurs reprises enfiler le maillot de l’équipe fanion en Proligue. Derrière lui, on retrouve le pivot de l’ASPTTMR, Benjamin Piningre, qui réalise sa meilleure saison. Puissant, précis, efficace : « Ben » possède déjà la panoplie du parfait pivot. Et il n’a que 23 ans. Le demi-centre Théophile Kempf (Plobsheim) complète le podium. En N3, l’ailier molsheimois Ibrahim Hatmi a fait l’unanimité.

Obein gardienne du temple bas-rhinois

Le choix a été bien plus difficile chez les féminines. Le parcours exemplaire de l’ATH en Nationale 1 (20 victoires, 1 nul et 1 défaite) est le fruit d’un travail d’équipe exceptionnel. Mais l’une de ses joueuses s’est un peu plus démarquée que les autres : la gardienne Wendy Obein. Dans le sillage de son excellente partenaire Margaux Cintrat, l’ex-internationale (6 sélections) a souvent mis le verrou en fin de rencontre pour porter son équipe jusqu’au titre. Derrière Obein, on retrouve les deux artilleuses Tanja Klaric (ASPTT Strasbourg, 6,3 buts par match) et Amélia Busuiocenau (Altkirch, 9,5 b/m !)

Une autre gardienne a fait des merveilles à l’étage inférieur : Tracy Moura. La capitaine du HBC Kingersheim a été exemplaire tout au long de la saison et a entraîné toute une équipe qui profite de la refonte des championnats pour retrouver la Nationale 1. La réserve de l’ATH a connu un exercice un peu plus compliqué (8e ), mais Jade Cambus, elle, s’est éclatée. Troisième buteuse de la N2 (quasiment 8 buts par match), la jeune arrière (18 ans) a fait sa première apparition en équipe Une le week-end dernier. Sur la troisième marche du podium, on retrouve Florence Hemmerlin, seule Colmarienne à avoir surnagé lors du naufrage du CCA cette année, et Bénédicte Gabet-Pamart qui, à 41 ans, met un terme à plus de 20 saisons en championnat de France.

En N3, le feu follet strasbourgeois Anita Kieny a été la joueuse la plus en vue.

Duraffourg/Boesch, les têtes pensantes

Dans ce dédale de joueurs (ses) confirmés, les jeunes prennent toujours un peu plus de place. Jimmy Portes, qui a toqué cet été à la porte de l’ESSAHB, s’est de suite imposé à l’aile. Au point de devenir un pilier du groupe et de rejoindre l’équipe de France jeunes. Du côté des féminines, elles sont deux sur un pied d’égalité : Yvernellie Kouelamambou, qui s’est installée sur la base arrière de l’ASPTT Strasbourg en milieu de saison, et l’ailière du HBCK Amélie Herzog - supervisée par Dijon, Bourg-de-Péage et ATH entre autres - ont crevé l’écran. Ces trois-là méritent amplement leur distinction d’« espoirs de l’année ».

Au rayon des entraîneurs, le choix était tout simplement évident. Deux équipes retrouvent le monde professionnel et elles le doivent aussi à leurs techniciens. Aurélien Duraffourg (ATH) et Bruno Boesch (ESSAHB) ont déjoué tous les pièges de cette longue saison pour mener leurs troupes jusqu’en D2.

(*) Union des journalistes de sport en France

 

Article : L'Alsace 09/09/18

Crédit Photo : Franck Kobi


Voir toutes les news

Commentaires

Connectez-vous pour pouvoir participer aux commentaires.